La thérapie relationnelle est un travail d'évolution personnelle qui est basé sur les connaissances et les outils que nous étudions en psychologie relationnelle. Pour faire le lien entre les deux voici une présentation succinte des objectifs de la thérapie relationnelle qui s'établissent sur ce même constat que la santé psychique et le bonheur d'une personne sont indissociables de la qualité de ses relations.

 

Le sujet se construit dans la relation,

le sujet construit ses relations,

ses relations nourrissent le sujet.

 

Plus je me connais, plus je comprends les relations et les gère de façon juste, plus je me sens nourri. La thérapie relationnelle propose 5 axes de connaissance et de vigilance pour évoluer vers un meilleur rapport à soi-même, vers de meilleures relations et vers une vision de la vie ouverte, sensible et positive.

 


1) Connaitre mon Histoire

 

 Connaitre mon histoire me permet de comprendre ce qui m'a construit et ce qui a mon insu s'est psychiquement  forgé en moi. Explorer sa propre histoire amène à sentir  les besoins psychiques qui ont été  bien ou mal nourris et donc   les blessures,  les croyances et les points d'appuis qui en résultent. Le fait d'en connaitre l'origine m'aide à me mettre d'accord avec  les parts douloureuses en moi et m'amènent à remercier ce qui m'a construit positivement

 

 

 

 


2) Acquérir une vision juste de moi-même aujourd'hui.


Avoir une vision juste de moi-même  suppose de  connaitre la façon dont je fonctionne psychiquement  pour savoir ce qui inconsciemment me mène et me fait agir de façon plus ou moins bien adapté à mes besoins  réels. Pour cela j'ai à connaitre :
 

 - mes blessures et mes croyances limitantes qui déforment ma vision de moi-même et de l'autre, qui  engendrent des zones de peurs et de susceptibilité et qui me font agir d'une façon qui n'est pas toujours la meilleure pour moi-même et mes relations.

 - mes émotions; les sentir dans mon corps, dans ma tête et  comprendre  ce qu'elles  me  signalent. 

 - mes besoins psychiques, et voir la façon dont je les prends en compte. 

 - mes désirs, et les distinguer de mes besoins. 

 - mes systèmes mentaux issus de mes blessures/croyances. 

 - La façon dont je me comporte en particulier dans ma façon inconsciente de me défendre ou de me protéger.

 

 

 


3) Me guider de façon responsable.

Me guider de façon responsable c'est développer une vigilance de chaque instant pour comprendre ce qui se passe en moi et avec l'autre, afin de chercher/trouver la façon de communiquer et d'agir  la plus juste et bienveillante pour moi-même et  pour l'autre.

J'ai alors à m'assurer  que je fais l'effort d'une vision la plus juste possible  de ce qui se passe en moi. Je peux utiliser le dialogue intérieur pour mettre en conscience ce qui se passe (outil Marelle du dialogue intérieur) 

Mes émotions sont des indicateurs.  Est-ce la colère ou  la peur qui me mène, ou bien mon désir de vivre et de partager du bon? Sans  refouler ni  juger mes émotions négatives,  je travaille à les entendre comme  des signaux précieux qui sont l'expression de mes besoins psychiques blessés. 

Par ailleurs des émotions négatives récurrentes peuvent être  l'indication que j'entretiens mentalement mon  mal-être.  J'ai alors à reconnaitre mes considérations intérieures négatives  à ne pas les croire et les alimenter afin de  m'orienter délibérément vers des pensées plus positives, plus justes et plus constructives.

Me guider de façon responsable c'est aussi mettre de la vigilance à sortir de mes comportements non-responsables et de mes automatismes défensifs  afin d'agir  le plus justement possible  pour nourrir mes propres besoins psychiques et tenir compte de ceux de l'autre.

Me guider de façon responsable c'est chercher la bienveillance pour moi-même et pour l'autre.

 



4) Comprendre les relations

Comprendre les relations, c'est connaitre puis voir à l'œuvre les logiques qui les rendent  souvent compliquées et parfois véritablement douloureuses et c'est aussi savoir ce qui aide à rétablir l'harmonie. Voici quelques points qui balisent la compréhension des enjeux relationnels.  

Avoir conscience de l'irréductible différence.  L'autre vit dans un monde subjectif différent du mien. Différence homme/femme,  différence de blessures-croyances, de zones de susceptibilité et de souffrances. La connaissance des systèmes psychiques est une aide pour analyser les différences et les incompréhensions qui, souvent, en résultent.

Cette conscience de "l'irréductible différence" aide à sortir des jugements et reproches pour privilégier la compréhension de la subjectivité de l'autre. Elle amène à chercher à comprendre son monde à chercher-trouver ses besoins blessés derrière sa réactivité ou son agressivité. Même si lui ne les nomment pas.

Comprendre les boucles relationnelles et la façon dont elles se nouent. Conscience de la logique: émotions négatives→ pensées négatives →comportements défensifs qui génèrent chez l'autre des  émotions négatives→ pensées négatives →comportements défensifs qui génèrent chez moi émotions négatives→ etc…

Se souvenir que l'égoïsme de chacun est normal,  il génère: comparaisons, rivalités, intérêts divergents, rapports de pouvoir, peur de se faire avoir, etc…Il devient positif lorsqu'il se combine avec le respect de l'égoïsme de l'autre. Cette conscience invite à combiner en soi-même le besoins de lien à l'autre  et le besoins  de défendre ses intérêts, elle donne la motivation d'apprendre à gérer ensemble les intérêts des uns et des autres.

Voir mon attente sur l'autre et ma culpabilité. Il y a dans le psychisme de chacun une attente plus ou moins consciente sur l'autre qui n'y répond pas toujours de la façon espérée et en symétrie une culpabilité plus ou moins consciente à ne pas répondre à ce que je pense être l'attente de l'autre. Cette conscience amène à se rappeler que :

-L'autre n'est pas obligé de nourrir mes besoins, mais il peut les prendre en compte si la relation l'intéresse et que je lui exprime. 

-Je ne suis pas obligé de nourrir les besoins de l'autre, mais si la relation m'intéresse, je dois les prendre en compte, sans oublier les miens. 

-Avoir conscience que l'autre ne peut pas obligatoirement me deviner et comprendre mes attentes. Si j'ai envie d'être compris je dois m'exprimer.

Pour favoriser  les relations j'ai à harmoniser les fonctions paternelles,  maternelles et  l'expression de ma part enfant de façon adaptée.

Ma fonction maternelle c'est ma capacité à trouver la bienveillance pour  l'autre et pour moi. Ma fonction paternelle c'est ma capacité à poser des limites et un cadre lorsque c'est utile pour moi ou pour l'autre. L'expression de ma part enfant c'est ma capacité à parler de moi de ma réalité émotionnelle subjective d'une façon ajusté à la nature de la relation.

Savoir remercier est essentiel pour nourrir positivement la relation.

 

 


5) Communiquer positivement: Outils  fondamentaux : partage en écho et communication non violente.

Vigilance à la qualité d'écoute et à la qualité de dire. Oser poser des temps de partage et d'échange. Vigilance à ne pas être dans le reproche, y compris le reproche implicite.

Parler de fait objectifs sans les qualifier avec ma subjectivité.

Parler de moi, de là où moi je suis touché dans mes propres blessures.  Me responsabiliser de mes besoins, sentir l'attitude la plus juste pour nourrir mes besoins et  si cela  peut être constructif pour la relation les exprimer à l'autre. Chercher à comprendre et sentir les besoins de l'autre. Proposer ce que je suppose être son besoin.  Chercher à comprendre les logiques psychiques de l'autre. Faire des propositions. Exprimer des demandes réalistes qui ne soient pas des exigences.